Témoignage

Graphique Informatique Concept  (GIC) 

Entretien avec Bruno Vitali, fondateur de GIC,  le 01/04/2010

Fort de son expérience et de son expertise dans le domaine des arts graphiques, Bruno Vitali crée en 1994 à Faremoutiers (77) au cœur de Marne-la-Vallée le concept Graphique Informatique basé sur l’automatisation et la rationalisation des équipements
en amont et en aval des imprimantes rapides. Avec une structure légère et performante (16 personnes), GIC a réalisé un CA de l’ordre de 6 M€ en 2009. En fonction de la problématique rencontrée, l’entreprise peut, au travers de marques dont elle détient la distribution ou par le biais de son bureau d’études, proposer à ses clients des solutions, rationnelles et customisées, pour l’automatisation de lignes de production. L’axe actuellement privilégié est la production à la demande (POD) et plus précisément l’aspect finition en sortie de l’impression numérique couleur en continu.

Binôme

Bruno Vitali entretenant depuis près de 25 ans des relations privilégiées avec l’activité Systèmes d’impression de production Océ, c’est en toute logique qu’un véritable partenariat de fait s’est instauré entre les deux entités depuis la création de GIC. A la faveur de divers salons professionnels, GIC, culturellement proche de l’imprimerie, a mis en évidence la valeur ajoutée de ses solutions de finition venant compléter efficacement les solutions d’impression Océ, historiquement leader sur le marché de l’impression numérique en continu. Pour chaque dossier client traité de concert par ces deux partenaires, c’est toujours en binôme que la solution est développée puis proposée. Si chacun se doit de garantir ses propres équipements, c’est en général Océ, maître d’œuvre, qui engage sa responsabilité quant à l’ensemble du projet global "imprimante/finition".

Point de vue

Océ : Comment définiriez-vous votre motivation commune ?
Bruno Vitali : La valorisation de nos solutions de finition est éclairée par les solutions d’impression Océ qui bénéficient réciproquement de notre valeur ajoutée. Ce type de partenariat ne peut se concevoir sans une confiance mutuelle dans les compétences et dans la solidité technologique et financière de ses acteurs.

Océ : Sur quels types de marché vous positionnez-vous ?
Bruno Vitali : On peut dénombrer 3 segments de marché. Le standard "bobine/bobine" ou "bobine/coupe" pouvant s’appliquer à tous types de clients (institutionnels, grands comptes...) et nécessitant des moyens de finition s’inscrivant à la suite de l’impression numérique. Le second marché est celui de la POD et notamment le segment du livre. On peut citer France Loisirs pour qui nous livrons un produit totalement abouti, entièrement conçu en ligne, de la bobine blanche à la pose de la couverture en passant par les phases de découpe d’assemblage et de collage. Grâce au numérique, après le premier tirage d’un best-seller  à 20 000 ou 30 000 exemplaires, on peut garantir rapidement le retirage de quelque centaines de livres pour une occasion ponctuelle ou un réassort. Le troisième marché se situe au niveau de l’impression de gestion et du marketing direct. On trouve ici le secteur bancaire, celui des assurances, de l’immobilier et des institutionnels opérant sur des volumes importants hautement personnalisés.

Océ : Que peut-on entendre par "solution de finition" ?
Bruno Vitali : Avec Océ, nous intervenons depuis des années sur des lignes de production N&B. Aujourd’hui, les projets portent de plus en plus souvent sur des solutions couleur en continu (roll to roll) sur des laizes pouvant aller jusqu’à 762 mm de large. Tout au long de la chaîne de production, on intègre des dérouleurs avant impression, des coupeuses rotatives de post-impression, des tapis de convoyage, des enrouleurs, des stackers (modules d’empilage), des buffers (zones tampon), des unités de rainage, des systèmes de reliure tels que le collage ou la couture, des groupes de vernis voire des dispositifs permettant la pose de zones grattables sur des documents marketing. Tous les systèmes de contrôle par caméras tant pour la  colorimétrie que pour le contrôle-intégrité (vérification de données personnalisées sur documents officiels ou commerciaux) sont également en ligne. Nous concevons des systèmes jusqu’à 200 mètres par minute adaptés à la vitesse des imprimantes choisies par nos clients et nos lignes tournent fréquemment à plus de 100 ou 150 mètres à la minute.

Océ : Pouvez-vous citer un exemple d’application que vous avez développé ?
Bruno Vitali : GIC s’est positionné sur le marché des ordonnances médicales sécurisées. Pour cette application produite en numérique couleur, nous avons développé un groupe d’encollage en ligne en sortie d’imprimante suivi des indispensables phases de coupe et d’empilage. 
 
Océ : Qu’en est-il de votre assistance aux clients ?
Bruno Vitali : Nos clients sont assurés de la disponibilité totale de nos techniciens. Sur les projets d’importance, il n’est pas rare qu’une équipe assiste et accompagne le client pendant deux semaines pour le démarrage d’une ligne.

Transpromo

Conçu aux Etats-Unis, ce concept est apparu en France depuis bientôt deux ans. Grâce aux progrès de la couleur et au développement des imprimantes rapides à jet d’encre, l’idée maîtresse est bien d’associer les données de gestion et de marketing direct sur un même document. Economiquement cela se tient si, profitant du même flux d’impression et d’expédition, le document attendu et de ce fait lu à coup sûr (facturation par exemple) est accompagné d’un message informatif ou promotionnel personnalisé. Bruno Vitali est convaincu de la forte progression de ce concept dans les toutes prochaines années. C’est pourquoi GIC, se mettant au service des imprimeurs numériques, propose la mise en ligne de fonctions de finition indispensables à cette application. Hautement personnalisé de par sa conjugaison avec des bases de données de plus en plus précises, le document initial pourra se voir assorti d’informations, d’étiquettes, de grattables ou de cartes plastiques intégrées. La couleur et les zones attractives l’ayant rendu interactif, il le sera d’autant plus par un façonnage customisé. Pour Corus, client commun de GIC et d’Océ, le challenge était la plastification sélective après impression couleur de cartes de mutuelle intégrées dans un document personnalisé et détachables par micro-perforation. Mission accomplie !

Une touche de vert

Sur un plan environnemental, les matières déposées sur les documents par GIC lors de ces phases de finition sont totalement biodégradables. Ainsi, les films utilisés sont désormais élaborés à base de maïs.

En conclusion,

Au fil du temps, le Duo Impression/Finition sera de plus en plus indissociable. La couleur sera intelligente car elle-même porteuse de messages et pour qu’un "print" banalisé devienne objet, une finition personnalisée fera la différence. Selon Bruno Vitali, chaque individu étant unique, chaque feuille qu’il lira devra l’être aussi…C’est pourquoi l’axe de développement de GIC s’oriente maintenant vers le façonnage dynamique…